"Périgord Noir"… les origines du nom et de la renommée
Cette désignation, concernant le diocèse de Sarlat, est apparue au XVIIème
siècle.
Elle vient de l'importance des forêts, peuplées de chêne vert, dont
le feuillage persistant assombri la silhouette du paysage en hiver.
En
comparaison, le diocèse de Périgueux fut dans le même temps appelé
"Périgord Blanc" évoquant les calcaires blancs qui bordent les
vallées.
Aujourd'hui, le Périgord Noir se singularise par l'exceptionnelle richesse
de son patrimoine historique, architectural et gastronomique. Il concentre en
effet, plus de 60 sites préhistoriques d'une renommée internationale.
D'autre
part, avec plus de 352 monuments classés ou inscrits à l'inventaire des
Monuments Historiques, il représente la deuxième concentration la plus
importante en France après la ville de Paris.
Enfin, la gastronomie
périgourdine reconnue dans le monde entier, s'est construite autour de la
truffe et du foie gras. Ce pays, baigne dans une culture occitane dont
l'influence se fait encore sentir.
Pour en savoir plus sur l'histoire du Périgord Noir
Une terre habitée depuis 440 000 ans…
La vallée de la Vézère, entre Montignac et Limeuil fut habitée
particulièrement tôt.
Cette occupation précoce résulte de différents
facteurs favorables.
Tout d'abord, au cours de l'ère quaternaire, les caractéristiques climatiques
de la vallée permettaient à de nombreux troupeaux de cerfs, de bisons et
d'autres herbivores de vivre sur le territoire. Ces troupeaux fournissaient à
l'homme la nourriture et les vêtements nécessaires pour lutter contre le froid
(fourrures et peaux).
La vallée est par ailleurs, jalonnée d'abris sous roche et de grottes,
patiemment creusés dans les calcaires par l'érosion. Ces cavités naturelles
représentaient autant de sites propices à l'installation humaine.
Enfin, les ressources en silex, qui sont ici particulièrement importantes ont
permis le développement de la chasse.
Ces différents éléments ont favorisé une implantation durable de l'homme
dans la région. Le nombre et la qualité des sites préhistoriques en
témoignent aujourd'hui.
Le Périgord Noir, berceau des premières cultures d'Europe occidentale,
présente de nombreux vestiges, comme les grottes de Lascaux ou l'abri de
Cro-Magnon.
Le patrimoine bâti, qu'il soit monumental ou vernaculaire, procède d'une
élaboration longue, sensible et collective, son élaboration fait intervenir de
nombreux savoir-faire ainsi que les matériaux locaux. Issu de la culture
populaire, il est toujours en adéquation avec le paysage.
Les ferronniers, tailleurs de pierre, lauziers, menuisiers et autres
charpentiers ont tous des traditions et une culture occitane séculaire. Ils
sont à l'origine de cette architecture qui se veut avant tout robuste et
fonctionnelle.
Les calcaires crétacé (ocre jaune) et jurassique se délitent en dalle
(lauzes) ou en pierre de taille. Les toitures de lauzes ponctuent et
singularisent le paysage du Périgord Noir. Inclinées à 45°, elles ont un
poids variant de 500 à 800 kg par m², ce qui implique des murs porteurs
imposants et donc des bâtiments trapus. Ce mode de construction est ici
pratiqué depuis le Moyen Age, il a perduré jusqu'à nos jours. Actuellement
douze lauziers pratiquent encore sur le canton de Sarlat.